Jueves, Julio 29, 2010
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Tags: Bromont | Canada | Urban Translation


portada
Bromont,
ville
 br@nchée 
stratégie
 de
 développement d`une 
petite 
ville 
québécoise


Introduction
:

Depuis
 2008,
 plus
 de
 la
 moitié
 de
 la
 population
 mondiale
 vit
 en
 milieu
 urbain
 et
 ce
 pour
 la
 première
 fois
 de
 l’histoire
 de
 ’humanité1.
Cette
 urbanisation
 se
 traduit
 non
 pas
 par
 une
 forte
 migration
 des
 populations
 ers
 les
 villes
 mais
 surtout
 par
 une
 densification
 et
 une
 concentration
 de
 la
 croissance
 démographique
 dans
 les
 zones
 périurbaines
 alors
 considérées
 comme
 des
 milieux
 urbains.
 Cette
 croissance
 de
 la
 concentration
 urbaine
 qui
 déborde
 sur
 le
 monde
 rural
 s’accompagne
 de
 menaces
 pour
 l’environnement
 urbain
 et
 donc
 la
 santé
 et
 le
 bien‐être
 humains.
 C’est
 pourquoi
 on
 assiste
 notamment
 en
 France
 mais
 partout
 à
 travers
 le
 monde
 à
 une
 mise
 en
 place
 de
 stratégies
 de
 développement
 durables
 et
 e
 quelle
 que
 soit
 la
 taille
 des
 territoires
 concernés.
 Les
 grandes
 villes
 comme
 celles
 de
 taille
 moyenne
 ne
 manquent
 pas
 d’imagination
 pour
 mettre
 en
 place
 des
 chartes
 d’environnement
 et
 autres
 documents
 de
 stratégie
 territoriale
 de
 développement
 durable.
 Ainsi
 il
 sera
 intéressant
 d’étudier
 comment
 ces
 stratégies
 se
 traduisent
 sur
 des
 territoires
 étrangers
 pour
 les
 comparer
 à
 ce
 qui
 se
 fait
 en
 France.
 Ce
 document
 présente
 alors
 le
 programme
 «
soutenable
»
 mis
 en
 place
 par
 la
 vilquébécoise
 de
 Bromont.
 Après
 une
 rapide
 présentation
 de
 cette
 commune,
 une
 étude des
 volets 
environnementaux, 
économiques 
et 
sociaux
 de 
cette
 stratégie
 sera 
proposée.

I.Présentation de la ville


maopa
Bromont est une petite ville du Québec comptant 6049 habitants en 2006 (date du dernier recensement Canadien2) située près de la frontière avec les Etats‐Unis à côté de la ville de Sherbrooke.
Cette commune fait partie de l’agglomération de recensement de Granby, échelon inférieur à la province qu’est Québec.
La création de Bromont remonte à 1793, date à laquelle, John Savage, américain d’origine Irlandaise s’installa sur le territoire de West‐Shefford suite à la guerre d’indépendance. Ce territoire fut incorporé3 en 1888. Bromont est aujourd’hui le fruit de la fusion entre ce territoire originel avec le territoire d’Adamsville incorporé en 1916. La Ville de Bromont fut fondé en 1964 de la volonté des frères Désourdy. Son développement est basé sur le secteur touristique (station de sports d’hiver) ainsi que le secteur industriel de haute technologie tout en ne négligeant pas l’environnement et le cadre de vie des habitants afin d’être une véritable ville à la campagne.
Cette ville s’étale sur 108,36km2 (soit une superficie équivalente à celle de la ville de Paris) et se divise en 6 districts que sont : Le Mont Brome (petite montagne dont la ville tire son nom), Le Mont Soleil, Lac Bromont, Shefford, Pierre‐Laporte et Adamsville. En plus de sa reconnaissance sportive (la ville accueillit les épreuves équestres des Jeux Olympiques), son parc industriel avec l’installation d’IBM Canada a également une certaine renommée.
Concernant, la gouvernance du territoire, le maire actuelle de la ville est Mme Pauline Quinlan mairesse depuis novembre 2008. Le conseil municipal est formé par la mairesse et six conseillers (1 pour chaque district) et agit comme législateur communal.
L’organisation municipale est ensuite faite de comités et délégations pour les différents services de la ville.
Ces objectifs sont aujourd’hui pensés dans une démarche de développement durable que l’on étudiera sous les prismes des trois piliers que sont l’environnement, l’économie et le social.



II. Stratégie écologique et environnementale

La mairie a mis en place pour 2009 un certain nombre d’objectifs et d’orientations environnementales répertoriés ci après :

Doter la Ville de Bromont d’un cadre règlementaire environnemental additionné d’un programme d’information à l’intention des citoyens et des promoteurs

Se doter de cibles et faire les choix adéquats pour la réduction des gaz à effet de serre

Continuer à préserver et protéger les espaces naturels, la faune et les paysages

Protéger le patrimoine naturel et bâti en gérant la croissance selon les principes du
développement durable.


Parmi ces mesures, l’orientation phare en matière environnementale et écologique est certainement celle concernant la stratégie de protection des espaces verts et des milieux naturels adoptée le 7 février 2005. En effet du fait de la situation et de la géographie du territoire de Bromont ce volet est un enjeu majeur pour la ville qui se veut une station montagnarde et dont le tourisme (le secteur récréo‐touristique) prend
une part importante de son activité.
Cette stratégie a été mise en place en support aux orientations du plan d’urbanisme de la Ville de Bromont devance certains éléments du plan de développement durable du Québec, tel qu’annoncé par le ministre de l’environnement. Ces objectifs se traduisent de la façon suivante :
‐ Au minimum 8% du territoire classé en aire protégée (ce qui est l’objectif du Québec à terme) avec 3 types d’espaces verts identifiés : les milieux montagneux,
les milieux humides et les paysages humanisés.
‐ Période de 10 ans pour arriver à cet objectif voire le dépasser en 2014.
Pour ce faire la commune s’est entouré d’un certains nombre de partenaires institutionnels à commencer par l’organisme sans but lucratif « Conservation de la
Nature
» ainsi que d’autres organisations publiques ou privées. Ces organismes et les universités locales spécialisés dans la conservation de la biodiversité et des espaces naturels appuient la ville sur la mise en oeuvre de la stratégie grâce à une connaissance accrue des écosystèmes du territoire.
Une réalisation par phase : La première phase dans laquelle vient d’entrer la ville est l’identification des zones à protéger. Ces zones correspondent à trois écosystèmes différents dont voici les caractéristiques :

 

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Pour chacune  de ces zones, un diagnostic environnemental de biodiversité visera à déterminer les espèces et les secteurs à protéger ainsi que les usages qui pourront être fait sur ces secteurs. LE but de ces analyses est de sortir du marché immobilier certains terrains afin d’assurer une protection permanente et ceci se traduit dans le plan d’urbanisme de la ville et de façon permanente.

En effet une volonté affichée très forte est que cette protection se traduise de façon perpétuelle ce qui est assez différent de ce que l’on peut voir en France.
Il ne s’agit donc pas ici de simplement zoner un terrain, mais plutôt de renoncer éternellement à différents droits de développement.

flor1

Pour réaliser ces objectifs les besoins de financements seront issus de :
L’application du règlement de lotissement (10% pour les fins de parcs).
Les dons à valeur écologique.
Les levées de fonds réalisées en partenariat avec Conservation de la Nature.
Les subventions gouvernementales.
Tout autre fonds accessible.
Lien avec le plan d’urbanisme de la Ville de Bromont : L’avenir du développement et de l’aménagement de la Ville repose sur six grandes orientations. Ces orientations sous tendent d’une façon ou d’une autre l’aspect prépondérant de la nature dans l’ensemble des différents secteurs d’activités de la ville :
• Environnement : Favoriser toute intervention concourant à préserver et mettre en valeur le milieu naturel en passant par la restriction du développement de
certains secteurs.
• Habitation : Renforcer le caractère particulier des paysages et du cadre bâti des trois (3) différents environnements résidentiels offerts sur le territoire, soit les
milieux urbain, champêtre et rural.
• Culture : Favoriser et mettre en valeur les multiples facettes de la vie culturelle de Bromont dans la préservation de son cadre bâti d’intérêt patrimonial et dans le
développement d’activités et d’événements culturels.
• Récréo‐toursime : Développer l’infrastructure récréo‐touristique pour faire de Bromont une destination touristique quatre‐saisons d’envergure nationale
orientée en fonction d’une clientèle de loisirs, de santé et d’affaires.
• Industrie de haute technologie : Renforcer la réputation enviable dont bénéficie le parc industriel de haute technologie de Bromont en y favorisant la préservation
des qualités de son environnement pour le développement d’entreprises de recherche et d’entreprises faisant appel à des technologies de pointe.
• Technologies de l’information : Favoriser l’intégration des technologies de l’information dans le développement économique et social de Bromont, la gestion
du milieu et la communication avec la collectivité de manière à créer, entre autres, un environnement favorable à l’accueil des travailleurs à domicile.
La stratégie environnementale de Bromont est donc basée en majeure partie sur la préservation d’espaces naturels et ce de façon permanente et cela se traduit dans les différents documents produits par la ville qu’ils soient réglementaires ou non. Voyons alors comment le virage durable pris par la commune se traduit dans les volets économiques et sociaux.


III. Stratégie économique


Nous l’avons vu plus haut, l’activité économique de la ville repose sur deux piliers : le tourisme montagnard qu’offre la ville et le parc industriel de haute technologie. Ainsi la stratégie économique se base sur des orientations en fort lien avec ces deux secteurs et la mairie les définit de la façon suivante :
Maintenir les taux de taxes résidentiel, commercial et industriel à leur niveau actuel tout en maintenant des services adéquats et de qualité.
Réduire le coût des services municipaux.
Identifier des moyens de réduire les taux commercial et industriel afin d’être compétitif.
Procéder à l’évaluation de l’état et de la capacité des infrastructures de façon continue et en assurer l’entretien et le renouvellement selon un plan directeur défini.
Identifier et appliquer systématiquement toutes les subventions gouvernementales disponibles pour les projets.
Sélectionner les projets selon leur rentabilité à long terme et leur impact favorable sur le développement durable.
Soutenir les efforts des partenaires afin de développer le Technoparc Bromont.
Utiliser de nouvelles sources de revenus pour la corporation municipale.
Là encore, la stratégie s’ancre dans une volonté de vision à long terme. En effet le but du Technoparc de Bromont est d’accueillir des entreprises innovantes dont le secteur d’activité sont les hautes technologies notamment celles des nouveaux matériaux et des énergies renouvelables. En se positionnant ainsi, l’économie que veut développer la ville est celle de l’avenir afin d’assurer la pérennité des activités et de son développement. On voit également que les dépenses publiques doivent être maintenu à leur niveau et que les projets en accord avec les enjeux du développement durable et non gaspilleurs de ressources seront privilégiés.
Concernant le tourisme, l’ambition de Bromont est de devenir attractive entant que base de randonnée et autres activités de loisirs en plein air. Le but est de créer des liens pédestres avec les territoires environnants.
Voyons enfin quelles sont les orientations sociales de cette stratégie.

IV. Volet social
Les problèmes sociaux sont assez minimes sur la commune. En effet parmi les 3 460 personnes actives, 3 295 ont un emploi ce qui représente donc 164 chômeurs soit un taux de chômage de l’ordre de 4,8% que l’on peut apparenter au chômage naturel d’une économie développée telle celle du Canada. De plus le nombre d’emplois générés par le Technoparc s’élève à 3 700 et même si tous les habitants ne sont pas destinés à travailler sur place, les emplois générés sont à pour près des deux tiers destinés à des personnes ayant une haute qualification. En effet 67% des travailleurs du Technoparc Bromont possèdent un diplôme d’études supérieures.
Cependant la mairie a quand même fixé des objectifs relevant du domaine social à savoir :
‐ Réussir le changement de MRC (il s’agit du comité de Municipalité régionale de comté qui s’intéresse aux relations de la ville avec Granby), vital pour toute la communauté bromontoise.
‐ Améliorer l’ensemble du système routier et prioriser son entretien en toute saison.
‐ Poursuivre le projet de réfection de la rue Shefford, centre patrimonial de la Ville de Bromont.
‐ Réaliser la construction du bâtiment adjacent à l’aréna pour les besoins communautaires
‐ Favoriser le maintien des grands attraits touristiques dont les évènements et les spectacles offerts sur le territoire
‐ Améliorer l’accès à Internet haute vitesse pour l’ensemble des citoyens de Bromont Encore une fois on pourra souligner le fait que la ville tend à améliorer la qualité de vie de ses concitoyens en permettant un meilleur accès aux services et en multipliant l’offre pour ces derniers.
Concernant l’offre de transports, on pourra peut‐être regretter que la seule mesure soit d’améliorer le système routier. En effet selon les statistiques de l’organisme national de statistiques canadien, sur les 2 975 personnes travaillant hors de chez eux, 2 650 utilisent un véhicule à moteur pour se rendre sur leur lieu de travail soit près de 89% !! L’offre de transport en commun mériterait donc d’être développée sur une commune aussi vaste et aussi peu dense.

Conclusion :
Ce portrait de territoire fait donc ressortir que les enjeux de développement urbain durable semblent aujourd’hui universels et même si ils se déclinent de façon différente suivant la culture et les pays, la prise de conscience collective de la nécessité d’agir a semble‐t‐il bien eu lieu. Concernant la ville de Bromont, il est intéressant de noter qu’elle propose une stratégie très locale basée sur ses atouts à savoir son technopole et son environnement naturel qu’elle tien à préserver. Toutefois la stratégie globale et les orientations définies ne sont que peu différentes des objectifs que l’on peut trouver dan les différentes villes françaises.

 


1 D’après
un
rapport
de
l’agence
des
Nations
Unies
pour
la
population.

2 Si l’on suit les évolutions démographiques du Québec, la population devrait atteindre en 2009 près de
7000 habitants.
3 En Amérique du Nord, le terme ville ou territoire incorporé se rapporte à la création d’un certaine
autonomie vis à vis de l’Etat fédéral avec la mise en place d’une administration propre et d’élus locaux
.




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